 |
Premiers
ténors
Ioan POSTOI, Adrian SANDU
Deuxièmes ténors
Victor BRICI, Andras TAKACS
barytons
Georghe PETEAN, Florin STEFAN
basses
Marius LAZAR, Petru BURCA
En Roumanie, les chants de Noël s'appellent colindé
(colinda au singulier). Ce sont des chants a cappella, interprétés
par un groupe de jeunes, les colindatorii, sorte de "marcheurs-messagers"
qui, en hiver, accomplissent, de maison à maison un rituel
annonçant la Noël, le jour le plus important de l'année.
Il s'agit d'une tradition spirituelle à connotation magique,
profondément ancrée dans l'âme du peuple chrétien
de Roumanie, seul peuple latin à avoir embrassé la religion
orthodoxe-byzantine. Ceci expliquerait pourquoi la musique sacrée
roumaine exclut tout instrument à l'exception de l'instrument
fondamental qui est la voix, lien symbolique puissant entre l'être
humain et Dieu.
Depuis des siècles les colindé constituent un répertoire
d'une grande beauté et variété. Ils sont source
de joie et de consolation, d'identité et de cohésion,
défiant les épreuves de l'histoire.
Fondé en 1992 par le peintre Florin Stefan, l'ensemble Colindatorii
de Cluj est composé de huit chanteurs. Cluj est la capitale
de la Transylvanie, une des trois provinces historiques de la Roumanie,
avec la Valachie et la Moldavie. Ville universitaire et important
centre culturel, il n'est pas étonnant que des étudiants
s'engagent dans cette voie. Leur intention est de transmettre une
tradition de Noël qui a survécu au régime totalitaire
et athée imposé à la Roumanie après
la seconde guerre mondiale. Ne se satisfaisant pas de concerts dans
les églises, ces jeunes chanteurs préfèrent
mettre l'accent sur l'interprétation itinérante d'une
tradition plusieurs fois centenaire. Née dans la campagne
profonde, cette coutume s'est aujourd'hui répandue et met
en fête aussi tout le contexte urbain. Imaginez ces chants
interprétés un soir de Noël, non seulement dans
les maisons mais aussi dans les blocs locatifs si caractéristiques
des banlieues des villes de l'Est !
Les textes des colindé embrassent un large spectre de thèmes,
dans un exquis mélange entre sacré et profane. Les
métaphores et tournures archaïques défient tout
essai de traduction. L'imagerie évoquée glisse facilement
dans le domaine du surréalisme rappelant la vie campagnarde
peinte par Breughel ou Hieronymus Bosch. Le texte de ASTA-I SARA
LUI CRACIUN décrit, par exemple, des maisons en pain d'épice
recouvertes de saucisses et de pâtés entourées
de ruisseaux de lait et de cochons rôtis, couteaux plantés
dans le dos pour que les convives puissent se servir en toute liberté.
La musique représente néanmoins l'élément
le plus fascinant du rituel. Elle est un mariage raffiné
entre la créativité populaire, son inventivité
mélodique et la forte référence religieuse
byzantine: une poésie de sons, entourée d'un aura
de sainteté.
La plupart des morceaux de ce premier opus ont été
spécialement adaptés et arrangés pour les Colindatorii
de Cluj par Marius Lazare, membre de l'ensemble.
Les Colindatorii ont également choisi quelques pièces
appartenant à d'autres répertoires traditionnels,
désirant aller au cur de trésors encore cachés
de la musique traditionnelle roumaine.
1 -
2 -
3 -
4 -
5 -
6 -
7 -
8 -
9 -
10 -
11 -
12 -
13 -
14 -
15 -
16 -
17 -
18 -
19 -
|
VINE CRACIUN CEL BATRAN
COLINDA NOASTRA
CRESCUT-O, NASCUT-O
SLOBOZI-NE GAZDA'N CASA
FLORILE DALBE
TREI PASTORI
DE LA RASARIT
SUS IN VARFUL CERIULUIU
CE SARA-I DA-I ASTA SARA
ASTA-I SARA LUI CRACIUN
COLO'N JOS SI MAI IN JOS
LA POARTA LA STEFAN VODA
MA LUIAI LUAIU
LA CE LINA DE FANTANA
HOP TUP TUP
A PLECAT MOTUL
TRANDAFIR DE PE CETATE
CETERA CU PATRU STRUNE
NUNTA TARANEASCA
|
1.00
1.58
0.54
2.39
1.58
1.31
2.58
0.40
2.08
1.23
1.24
1.24
1.19
2.39
2.10
5.06
1.36
1.34
2.51
|
 |
 |
 |
1996
|
|
 |